Non aux mesures discriminatoires en protection de l’enfance !

Face au projet plus ou moins assumé du Conseil Départemental de réorienter les mineurs isolés vers des services d’autonomisation dans le but de libérer des places dans les foyers d’hébergement, des travailleurs sociaux, des associations, des étudiants de l’IRTS se sont mobilisés, indignés par la mise en œuvre de mesures discriminatoires et d’une protection de l’enfance à deux vitesses.

Lors du rassemblement à la DEF du 22 mai dernier, une délégation a été reçue et les responsables de la Direction de l’Enfance et de la Famille (Conseil Départemental) ont, oralement, fait marche arrière, mettant sur le compte d’une « énorme erreur de communication » le fait que  les directeurs de nos établissements avaient, à l’issue de la réunion du 07 avril 2015, compris qu’il fallait « faire de la place aux jeunes français ».

Par ailleurs, ils s’étaient engagés à communiquer par écrit pour spécifier que les mineurs isolés ne pouvaient faire l’objet de réorientations sans la consultation des équipes pluridisciplinaires dans des délais normaux.

A ce jour, aucun courrier du Conseil Départemental ne nous a été transmis, le climat dans les institutions reste incertain et nous craignons des passages en force durant la période estivale, les dirigeants de nos associations s’en tenant pour l’heure aux consignes qui auraient été transmises aux directions d’établissement lors de la réunion du 07 avril 2015. Ce positionnement ne laisse pas d’interroger les membres du Collectif, les associations réaffirmant régulièrement les fondements humanistes de leur engagement auprès de tous les jeunes.

La situation demeure donc très préoccupante et, si nous avons un regard sur les situations des jeunes que nous accueillons dans nos structures, nous ne savons rien des autres, de ceux qui passent au travers des mailles du filet, de ceux qui échappent aux dispositifs de protection. Les soutiens que nous avons reçus lors de notre action à la DEF (ASTI 14, médecins du monde, AG de lutte contre toutes les expulsions, collectif droit des étrangers…) nous ont interpellés sur la considération qui est portée en générale aux étrangers, y compris les mineurs :

  • Mineurs isolés placés en détention dans des quartiers pour majeurs
  • Familles expulsées du 115 et logées de squat en squat depuis 2 ans.

Face à ces situations inacceptables, le Collectif de Défense des Mineurs Isolés tient à réaffirmer qu’un mineur a le droit d’être protégé quelle que soit sa nationalité. L’austérité est un choix politique que le Conseil Départemental cautionne. Nous considérons que cet état de fait ne saurait justifier la mise en place d’une protection de l’enfance au rabais et discriminatoire, d’une politique qui vient frapper les plus fragilisés.  

 Le 18 et 19 juin prochain les élus du Conseil Départemental se réunissent en session plénière :

 Venons les interpeller !

vendredi 19 Juin

à 10H00, rue Saint Laurent

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